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Technologie

Robot chirurgical

Mis en ligne le mardi 22 octobre 2013

Le CHBA a fait l’acquisition du Robot chirurgical « Dextérité », en partenariat avec l’association des gynécologues-obstétriciens de Bretagne Atlantique. Il est ainsi le 1er établissement breton à acquérir cette technologie et le 4ème au plan national. Le Dr Marc LEBLANC, chef du service de Gynécologie Obstétrique, nous en présente les caractéristiques.

 

Qu’est-ce qui a motivé l’acquisition du nouvel outil ?

A l’occasion d’une conférence, j’ai appris que la société française Dextérité Surgical venait de commercialiser un nouveau robot chirurgical dénommé Dextérité. Par rapport à d’autres robots existants, il présente de nombreux avantages : son coût d’acquisition et son extrême maniabilité.

On m’a présenté l’instrument et j’ai pu l’expérimenter sur un « pelvi-trainer » (boîte reproduisant un bassin osseux). Une fois l’acquisition décidée, j’ai suivi un entrainement et pu pratiquer la première intervention avec le robot en novembre 2012.

Qu’est-ce qui a changé dans votre pratique ?

Le robot permet au chirurgien de circonscrire ses mouvements. L’opérateur peut travailler désormais en position droite en suivant à l’écran la progression de l’intervention, tandis qu’auparavant, on opérait en position penchée.

Le robot pèse 600 grammes et se compose de trois parties : une poignée de commande (joystick), un bras articulé pour le porte-aiguille et une console pour le traitement des images envoyées par la caméra.

C’est en fait un bras terminé par un « joystick » qui permet de libérer considérablement le geste. L’extrémité de la pince peut s’orienter dans 3 directions par rapport à la main du chirurgien. L’orientation embrasse alors les 360 degrés.

Quelles sont les interventions principales qu’on peut réaliser avec le robot ?

En gynécologie-obstétrique, l’outil est particulièrement adapté à la cure de prolapsus (descente d’organes). D’autres spécialités chirurgicales peuvent très bien bénéficier du robot, notamment en urologie (prostatectomie, néphrectomie) et en chirurgie digestive (chirurgie de l’obésité), d’autant que des évolutions sont annoncées (ciseau à la place de la pince par exemple)

Quels sont les bénéfices pour le patient et le processus opératoire ?

Les interventions sont moins longues. On gagne de 30 à 60 minutes par intervention et surtout on passe de deux chirurgiens à un seul puisqu’on améliore le confort et le niveau de fatigue du praticien.

Par conséquent, le temps de récupération pour le patient est écourté et les risques de reprise opératoire sont moindres, les points étant mieux fixés.